DC1, DC2, ATTRI1 : à quoi servent ces documents et comment les remplir sans erreur
3 août 2026 · 7 min de lecture
DC1, DC2, ATTRI1 : trois sigles qui reviennent dans presque toutes les consultations publiques, et qui font perdre du temps à qui ne les manipule pas tous les jours. Voici ce qu'ils couvrent réellement, et les erreurs les plus fréquentes qui font perdre des points — voire rejeter un dossier — sans rapport avec la qualité de l'offre.
DC1 — la lettre de candidature
Le DC1 identifie qui candidate : l'entreprise seule, ou un groupement (conjoint ou solidaire, avec un mandataire désigné). Il liste aussi les pièces jointes au dossier de candidature. C'est le document le plus souvent bâclé parce qu'il paraît purement administratif — pourtant une case de groupement mal cochée, ou une signature manquante, peut suffire à rendre une candidature irrecevable avant même que l'offre ne soit examinée.
DC2 — la déclaration du candidat
Le DC2 détaille la situation de l'entreprise : chiffre d'affaires des trois derniers exercices, effectifs, moyens matériels, qualifications professionnelles (Qualibat, RGE...), références de travaux comparables. C'est le document sur lequel l'acheteur vérifie la capacité de l'entreprise à honorer le marché — indépendamment du prix proposé. Une erreur classique : renseigner des chiffres approximatifs ou datés, alors que ce sont précisément les données que l'acheteur peut croiser avec d'autres sources.
ATTRI1 — l'acte d'engagement
L'ATTRI1 (qui a remplacé l'ancien formulaire DC3) est le document qui engage juridiquement l'entreprise sur son offre : prix, délais d'exécution, identification précise du signataire habilité. C'est la pièce contractuelle par excellence — une incohérence entre le montant indiqué ici et celui du détail quantitatif estimatif (DPGF) est un motif classique de rejet ou de demande de clarification qui fait perdre un temps précieux.
Les erreurs qui reviennent le plus souvent
- Dossier signé par une personne non habilitée à engager l'entreprise ;
- SIRET, forme juridique ou capital social non à jour d'un dossier à l'autre ;
- Références de chantiers trop anciennes ou hors du champ demandé par le règlement de consultation ;
- Montant de l'acte d'engagement incohérent avec le chiffrage détaillé fourni par ailleurs ;
- Pièce justificative (assurance RC pro, attestation fiscale) expirée à la date de dépôt.
Pourquoi préremplir change la donne
La plupart de ces erreurs viennent d'un même problème : ressaisir manuellement les mêmes informations d'entreprise à chaque nouveau dossier, avec le risque d'oubli ou de coquille à chaque fois. Renseigner son profil entreprise une seule fois (SIRET, qualifications, représentant légal, documents justificatifs) et laisser générer DC1, DC2 et ATTRI1 à partir de cette base unique élimine mécaniquement la plupart de ces écarts — c'est l'un des usages les plus directs du dossier de réponse pré-rempli d'AO Cockpit.